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Revue mensuelle - Juin 2024



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« Le processus de » Normalisation économique et ce que cela signifie pour les perspectives

Stephen Lingard, Vice-président principal, coresponsable de l’équipe d’actifs multiples, – Gestion mondiale d’actifs CI


Nous sommes en train de normaliser l’économie, mais qu’est-ce que cela signifie? Croissance économique positive, oui. Plein emploi, oui. Une politique monétaire normale avec des taux d’intérêt réels positifs, une inflation plus élevée et des bilans des banques centrales (quelque peu) réduits, oui. Une politique budgétaire normale, remarquablement absente.


Depuis la pandémie, la croissance économique est galopante grâce aux décisions prises par les responsables des politiques monétaires et budgétaires. Aux États-Unis, le PIB annuel est légèrement supérieur à 3 % depuis 2021, soit plus de 1 % de plus que la croissance tendancielle estimée à environ 2 %. D’autres économies développées ont été à la traîne par rapport à cette norme, mais, sur le plan directionnel, elles ont suivi une trajectoire similaire. Le taux de chômage dans la plupart des grandes économies est au niveau le plus bas du cycle, ou proche de celuici, même si la qualité de l’emploi, dans certains cas, est moindre, les ménages cumulant plusieurs emplois pour joindre les deux bouts. Les consommateurs disposent d’un revenu d’emploi et sont enclins à dépenser (« on ne vit qu’une fois »), ce qui a permis à l’économie de sortir de son marasme pandémique. Le salaire et l’augmentation de la richesse des ménages ont été des soutiens essentiels pour les consommateurs, même face à des incertitudes telles que l’accélération de l’inflation et la hausse du coût de l’emprunt qui en découle.


Ces deux dernières années, les responsables de la politique monétaire sont passés d’une politique d’urgence à une politique moins accommodante en portant les taux réels au-dessus de zéro pour la première fois depuis le début de la pandémie. Les pressions inflationnistes exercées pendant la pandémie étaient principalement dues aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, mais aussi à une demande résiliente due à des dépenses exceptionnelles des consommateurs et des pouvoirs publics. Dans une économie normale, qui fonctionne, les taux réels devraient être positifs, ce qui permet d’assurer une allocation appropriée des capitaux. Les taux réels sont non seulement à nouveau positifs, mais aussi les plus élevés depuis dix ans.


Et si la politique monétaire se normalise, on ne peut pas encore en dire autant de la politique budgétaire, qui semble mal calibrée. Aux États-Unis, par exemple, la croissance économique est nettement supérieure à la tendance, mais le gouvernement accuse un déficit budgétaire de 6 %, ce qui est bien plus caractéristique d’une récession. Ainsi, alors que la croissance et l’inflation sont de retour, nous nous demandons pourquoi la politique budgétaire semble destinée à rester procyclique et à courir le risque d’une erreur de politique, au lieu d’être anticyclique comme cela serait normal. Il peut être facile pour les responsables de la politique budgétaire de justifier les largesses budgétaires lorsque la santé et la sécurité publiques sont en jeu et que les coûts d’emprunt sont négligeables. Mais il se peut que les politiciens de tous bords aient maintenant une excuse pour répondre aux autres pressions populistes du moment.

  • La guerre en Europe ? Dépenses militaires.

  • Une pression géopolitique croissante ? Dépenses liées à la réindustrialisation.

  • Inégalité des richesses ? Des réglementations en faveur des travailleurs.


Peu importe qui remportera les élections présidentielles, le déficit budgétaire persistera.

Milton Friedman a dit une fois que « rien n’est aussi permanent qu’un programme gouvernemental temporaire », ce qui semble se vérifier.


En ce qui concerne les marchés, la volatilité est étonnamment faible compte tenu du potentiel de changement de régime en matière d’inflation et de politique budgétaire. Les marchés n’accordent qu’une faible probabilité à une crise des fonds d’État semblable à celle de 2022au Royaume-Uni, où les justiciers obligataires ont fait tomber le gouvernement éphémère deLiz Truss de façon spectaculaire. Les élections pourraient-elles être le catalyseur de ce risque dans d’autres pays ? Même si l’on exclut le résultat surprise des élections en Argentine à la fin de l’année dernière, nous avons eu une succession de surprises électorales, notamment au Mexique, en Inde, en Afrique du Sud et lors des élections parlementaires de l’Union européenne. Les mauvais résultats obtenus par le parti de M. Macron lors de ces dernière sont déclenché des élections anticipées en France prévues pour la fin du mois de juin, et qui pourraient remodeler l’Europe. L’austérité budgétaire ou les propositions d’équilibre budgétaire sont absentes, quel que soit l’endroit où l’on se place sur l’échiquier politique.Cette nouvelle tendance est potentiellement dangereuse et peut être illustrée par le fait que, pour la première fois dans l’histoire, les dépenses en intérêts des États-Unis sont supérieures aux dépenses en matière de défense.


Rendements des indices boursiers au 30 juin 2024

« Les indices boursiers sont émotifs à court terme et rationnels à long terme ! »

- La patience


Taux du marché au 30 juin 2024


Les derniÚres données économiques



Notre prochaine revue mensuelle sera disponible

dans la semaine du 5 août 2024.

Merci, nous vous souhaitons une excellente journée !



Vincent DesprĂ©s ∞ B.A.A.

Conseiller en placement et Gestionnaire de placements agréé CIMŸ

auprÚs de Gestion de Capital Assante ltée

Conseiller en sécurité financiÚre

auprùs de Services de succession et d’assurances Assante inc.



Cellulaire : 450-708-0786 Téléphone : 450-250-0722



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